| patrimoine religieux et loi de 1905 | ||||||||||
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11 septembre 2007, Colloque au Sénat sur la sauvegarde du patrimoine religieux
(photo prise le 15 Août 2006, terrorisme ? non déconstruction !)
Ici le danger est visible à Vertou commune de 20 773 habitants.
Eglises en péril, le constat
1905 : séparation de l’église et de l’état par loi.
2000 : séparation du lieu de culte et du patrimoine religieux par manque de foi.
40 000, 60 000, voire 100 000 clochers selon les sources sont exposés à nos regards en France :
Parmi ce patrimoine remontant même avant l’an mil pour certaines églises, plusieurs milliers sont aujourd’hui en péril.
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Ce péril a été stigmatisé en 2006 par des images spectaculaires à Saint Georges des Gardes en août où les machines (comme dans Terminator) ont pris le pouvoir en grignotant inexorablement l’église néo-gothique du 19ème.
« C’est de la faute à la loi de 1905 car les communes n’ont pas les moyens d’entretenir leurs églises ! »
Cette phrase est devenue le leitmotiv de beaucoup de maires, pris entre le marteau des contribuables et l’enclume du budget…
Ne leur jetons pas la pierre « du clocher » car les croyants pratiquants, miracle moderne, sont très satisfaits par un lieu de culte aseptisé, bien chauffé, où la ferveur des prières n’est pas estompée par un pilier pluri centenaire et froid…
Lieu de culte et patrimoine n’ont plus rien à faire ensemble dans le mesure où l’argent du contribuable a remplacé les dons.
Sur 30 000 clochers présents sur le site WWW.40000Clochers.com seulement 300 ont un arrêté de péril, soit 1% de notre patrimoine, ce qui démontre le laxisme des mairies concernées qui ne veulent pas rechercher les financements que les autres communes trouvent.
Il faut donc dénoncer tout patrimoine religieux dont on veut se séparer car il est possible de la sauver.
Pourtant, en s’intéressant de plus près à ce patrimoine religieux en péril, cette thèse se trouve bien chahutée par de nombreux cas prouvant le contraire :
(Ici à Rochefort et Geste dans le Maine et Loire qui a voté la destruction prochaine)
Le tuffeau, pierre friable, souvent de niveau 1 dans l’échelle de 1 à 14 des matériaux de construction, reste la cible de beaucoup de communes, lassées par l’entretien de leur monument.
Pourtant, l'église Saint Pierre à Cholet (49) fait l'objet, comme les autres églises de la commune, d'une restauration permanente grâce à l'embauche de plusieurs tailleurs de pierres étant ainsi salariés de la ville.
Les coûts de main d'œuvre sont ainsi réduits considérablement.
Bel exemple qui pourrait être repris par toutes les communautés de communes, qui savent si bien mutualiser les coûts pour construire ou organiser le ramassage des ordures.
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Exemple de mariage entre deux périodes de l'histoire : une église du XIème et un parachutiste (John Steele) de la guerre resté accroché le 6 Juin 1944 à Sainte Mère-église.
Qui est le plus visité : le parachutiste ou l'église ?
La théatralisation de nos églises serait elle une voie pour leur sauvegarde ?
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Chamaloc dans la Drôme (26), commune de 101 habitants
(merci à Jim pour la photo)
Et une ancienne église qui devient un restaurant ça existe aussi en France.
Si les bars doivent avoir une distance réglementaire avec l'église du village sous peine de fermer, pourquoi ne pas faire de l'église le bar du village ?
Ci-dessus, quatre images de deux clochers situés dans deux villages de Vendée et Maine et Loire (Saint Hilaire de Mortagne et Chanzeaux).
Vous avez à gauche une église en péril, celle de Saint Hilaire de Mortagne,fermée pour chute de pierres depuis 2006 et celle de Chanzeaux "fusionnée" dans le paysage avec le château de Chanzeaux.
L'église de Saint Hilaire est devenue "gènante" depuis le regroupement de 3 communes : Mortagne sur Sèvres, Evrunes et Saint Hilaire de Mortagne. Les terrains attenants faisant l'objet de constructions municipales qui encavent, encore plus l'église déjà à l'étroit.
L'église de Chanzeaux dresse son clocher comme une cinquième tour du château, en contrebas, l'harmonie et la beauté vous subjuguent lorsque vous vous arrêtez sur le bord de la route à l'endroit où la photo à été prise...
Preuves, d'une France à deux vitesses : l'église de Saint Hilaire de Mortagne laisse tout le monde indifférent, alors que celle de Chanzeaux est d'un romantisme rare et rempli les albums photos de tous les touristes de passage.
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