Saint Aubin du Pavoil (commune de SEGRE dans le Maine et Loire 49)
Cette église construite il y a 130 ans se situe sur une commune qui a été divisée en deux parts en 1833 :
  • une partie à la commune de NYOISEAU (49)
  • une partie à la commune de SEGRE (49) où se situe  l'église Saint Aubin du Pavoil
L'avenir de cette église est noir comme cette photo qui stigmatise la volonté des élus de passer du côté obscur dans le traitement de notre patrimoine religieux : la destruction pure et simple du monument
 
 
 
Immanquable lorsque vous arrivez à Saint Aubin du Pavoil, l'église se situe au centre de la commune créée au XIème siècle au mileu d'une forêt, dans un lacet de la rivière Oudon.

 
 
Le premier effet visuel réconforte car l'église paraît en parfait état de conservation, hormis les quelques ravages du temps sur les pierres en tuffaut.
Par contre, un panneau intrigue le visiteur : PERIL
Le mot est lancé par les élus : l'église a été décrétée en péril.
Cette première phase avant la "déconstruction"
isole complètement le visiteur du monument et non seulement l'église est fermée au public mais ses abords sont protégés par un grillage très décoratif...

l'arrêté daté du 24 avril 2007 spécifie que c'est une visite de sécurité qui est à l'origine de la fermeture...

Mais aucune allusion au défaut d'entretien pendant des décennies (source voisinage)

effectivement, la façade révèle le laxisme de la commune de Segré pour l'entretien élémentaire.
Cette petite dalle cassée le long du contrefort permet à l'eau des toits de se déverser sur le mur et ainsi d'en accélérer son pourrissement.
Pourtant quelques euros suffisent pour réparer une dalle.

 
 
Sur un autre pan, même raison et même punition pour un autre pan de mur qui est tout abîmé par l'infiltration des eaux de pluie d'un dalle non réparée.
les autres murs n'aynt pas la dalle cassée sont impeccables !
 
 Les vitraux témoignent encore de l'état de conservation de l'église, l'intérieur étant dans un état impeccable selon les voisins interrogés.
 
 
 
Deux restaurations avec "les moyens du bord" ont néanmoins été entreprises sur les 10 dernières année (voir images ci-dessus en cliquant).
  1. La première au niveau des fenêtres à claire-voie du clocher, par un remplacement des volets, mais avec un oubli de re-pose des grillages anti-choucas ce qui a provoqué un rassemblement de masse de ces volatiles dans le clocher et sa détérioration intérieure catastrophique.
  2. plusieurs piliers extérieurs, en tuffaut, ont été ravalés avec du ciment... L'effet visuel est plus que désastreux.

Désormais, un grillage et des pots de fleurs font le siège de cette église jusqu'à ce que mort s'en suive... Peut être ?

 

pour voir le diaporama complet cliquez sur les images ci-dessous

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