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patrimoine religieux et loi de 1905

EGLISE DE GESTE DANS LE MAINE ET LOIRE (49)

Juin 2013 aura été le mois de la destruction de l'église, malgré un jugement ayant donné gain de cause , à l'association de défense, pour ne pas détruire ce patrimoine religieux.
C'était sans compter sur l'esprit malin d'un élu qui a trouvé la faille :
déconstruire n'est pas détruire, alors allons y de bon cœur !

11 septembre 2007, Colloque au Sénat sur la sauvegarde du patrimoine religieux
(photo prise le 15 Août 2006, terrorisme ? non déconstruction !)
 
 
 
église de Bézu-Saint-Eloi dont la tour du clocher s'est effondrée le 9 novembre 2010
Merci à frère Philippe pour son site  http://patrimoine-religieux-eure.a3w.fr/
 
 
 
 
Ici le danger est visible à Vertou commune de 20 773 habitants.
 

Cette magnifique chapelle, à l'abandon et en triste état pourrait devenir un loft si elle était en centre ville de Montréal, mais elle est à Clairmarais dans le Pas de Calais...
Eglises en péril, le constat
 
1905 : séparation de l’église et de l’état par loi.
2000 : séparation du lieu de culte et du patrimoine religieux par manque de foi.
 
 
 
 
Merci à Claude Gros pour la photo
et à Jean Jacques Tocanier pour la datation de l'inscription.
 
 
Ce commentaire apposé le 22 juin 1884 sur la façade de l'église est un
clin d'oeil à la la loi 1905.
La mairie de Villedieu-sur-Indre a tamponné son église avec "REPUBLIQUE FRANCAISE" sur la façade comme  pour préciser que ce lieu de culte appartient à l'État.
Une image que même Julien Duvivier, metteur en scène des fameux films Don Camillo, n'a pas imaginée.
 
 
40 000, 60 000, voire 100 000 clochers selon les sources sont exposés à nos regards en France :
  • 40 000 avec une horloge
  • 60 000 bâtiments religeux sauf chapelles
  • 100 000 avec les chapelles
 
Parmi ce patrimoine remontant même avant l’an mil pour certaines églises, plusieurs milliers sont aujourd’hui en péril.
 
Ce péril a été stigmatisé en 2006 par des images spectaculaires à Saint Georges des Gardes en août où les machines (comme dans Terminator) ont pris le pouvoir en grignotant inexorablement l’église néo-gothique du 19ème.
 
Saviez-vous que le mot "déconstruction" dans le dossier de financement des travaux permet de reconstruire une chapelle avec les deniers publics...
Vous voyez ci-dessus une déconstruction ou une destruction ?
Contourner la loi et faire n'importe quoi, c'est possible, l'église de Saint Georges des Gardes en a fait les frais.
 

 

église du Fief Sauvin pendant sa destruction

 

Le modèle de la région des Mauges (pays des chouans) reste l'église du Fief Sauvin, dont le clocher a été détruit à l'explosif dans la plus grande indifférence de l'époque (1995).

La plupart des mairies avoisinantes (et notamment celle de Gesté, Saint Georges et Valanjou) ont eu la même idée pour leur église du XIXème.

La nouvelle église est du XXème , elle ne manque pas d'allure, ce n'est pas le cas pour la plupart des églises du XXI où les budgets sont réduits au strict minimum...

 

église du Fief Sauvin après reconstruction

 
« C’est de la faute à la loi de 1905 car les communes  n’ont pas les moyens d’entretenir leurs églises ! »
 
Cette phrase est devenue le leitmotiv de beaucoup de maires, pris entre le marteau des contribuables et l’enclume du budget…
Ne leur jetons pas la pierre « du clocher » car les croyants pratiquants, miracle moderne, sont très satisfaits par un lieu de culte aseptisé, bien chauffé, où la ferveur des prières n’est pas estompée par un pilier pluri centenaire et froid…
Lieu de culte et patrimoine n’ont plus rien à faire ensemble dans le mesure où l’argent du contribuable a remplacé les dons.
 
Sur 43 000 clochers présents sur le site WWW.40000Clochers.com seulement 400 sont en péril, soit 1% de notre patrimoine, ce qui démontre le laxisme des mairies concernées qui ne veulent pas rechercher les financements que les autres communes trouvent.
 
Il faut donc dénoncer tout patrimoine religieux dont on veut se séparer car il est possible de le sauver.
 
Pourtant, en s’intéressant de plus près à ce patrimoine religieux en péril, cette thèse se trouve bien chahutée par de nombreux cas prouvant le contraire :
 
  • De très petites communes sauvent leur église
  • De très grosses communes les laissent en décrépitude
  • Des églises, en ruine, ne seront jamais détruites
  • Des églises bien debout, mais « néo », vont être détruites
  • Des querelles de clochers aboutissent à une guerre de clochers pour les communes ayant fusionnées entre elles et ayant plusieurs églises à entretenir
  • Des églises désaffectées et maintenant propriétés privées sont à l’abandon.
  • Des églises en péril pourraient être achetées par des particuliers mais ne le seront pas pour des intérêts communaux.
  • Dame Nature précipite parfois la fermeture de l’église avec des fissures.
  • La « déconstruction » est le mot d’ordre pour les médias pour dire destruction du patrimoine.
  • La "désacralisation" d'une église est une procédure longue et sujette à débat politique...
 
(Ici à Rochefort et Geste dans le Maine et Loire qui a voté la destruction prochaine)
Le tuffeau, pierre friable, souvent de niveau 1 dans l’échelle de 1 à 14 des matériaux de construction, reste la cible de beaucoup de communes, lassées par l’entretien de leur monument.
 Pourtant, l'église Saint Pierre à Cholet (49) fait l'objet, comme les autres églises de la commune, d'une restauration permanente grâce à l'embauche de plusieurs tailleurs de pierres étant ainsi salariés de la ville.
Les coûts de main d'œuvre sont ainsi réduits considérablement.
Bel exemple qui pourrait être repris par toutes les communautés de communes, qui savent si bien mutualiser les coûts pour construire ou organiser le ramassage des ordures.
 
Exemple de mariage entre deux périodes de l'histoire : une église du XIème et un parachutiste (John Steele) de la guerre resté accroché le 6 Juin 1944 à Sainte Mère-église.
Qui est le plus visité : le parachutiste ou l'église ?
La théatralisation de nos églises serait elle une voie pour leur sauvegarde ?
 
Ou bien faire de la pub sur les murs...
Ci-dessous, voici la cathédrale DUOMO de Milan en Italie qui affiche deux grands panneaux publicitaires sur ses flancs !
C'est une entreprise française, CITROEN, qui participe à un denier du culte très particulier.
 
Photos Alain Guinberteau mars 2012 Photos Alain Guinberteau mars 2012
Une foule quotidienne devant la cathédrale DUOMO c'est une aubaine pour les annonçeurs... Une publicité Citroën sur les deux côté de la cathédrale, c'est une solution italienne qui vaut son pesant d'or !
 
 
 Chamaloc dans la Drôme (26), commune de 101 habitants
(merci à Jim pour la photo)
 
Et une ancienne église qui devient un restaurant ça existe aussi en France.
Si les bars doivent avoir une distance réglementaire avec l'église du village sous peine de fermer, pourquoi ne pas faire de l'église le bar du village ?
 
 
 
 
 
passage.
 

Autres lieux, autres moeurs, ici une église de Montréal, rachetée par l'université UQAM, qui est transformée en lieu de vie pour les étudiants.

 

Cliquez sur les images pour agrandir

Le clocher sert de défouloir aux étudiants pour inscrire leurs pensées du jour, sous les vitraux qui expriment toujours un message religieux, mais avec plus de beauté qu'un feutre rouge acheté dans un des magasins si décriés par l'écrivain iconoclaste !

Eglises en péril.pdf
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